Les Sciences Participatives

Les sciences participatives, qu'est ce que c'est ?

Les sciences participatives (parfois appelées "sciences citoyennes" ou "sciences collaboratives") sont « des formes de production de connaissances scientifiques auxquelles des acteurs non-scientifiques-professionnels — qu’il s’agisse d’individus ou de groupes — participent de façon active et délibérée »

 

Ces sciences citoyennes permettent d'obtenir des données sur de vastes espaces géographiques et de longues périodes de temps, ce qui est particulièrement important dans les sciences de la nature (écologie, biologie des populations, biologie de la conservation...).

Par Lamiot — Travail personnel, CC BY-SA 3.0,

En d'autre mots il s'agit d'activités de recherche scientifique auxquelles des citoyens contribuent activement par un effort intellectuel ou par l'apport de connaissances pertinentes, d'outils ou de ressources.

Les participants fournissent des données et des lieux de recherche, soulèvent de nouvelles questions; ils collaborent avec les chercheurs à la création d'une nouvelle culture scientifique.

Tout en effectuant des activités à la fois intéressantes et utiles, ces chercheurs bénévoles acquièrent de nouvelles connaissances et compétences, ainsi qu'une meilleure compréhension du travail scientifique.

Pourquoi vouloir participer à ces programmes ?

« La science citoyenne peut être définie comme l'effort participatif et combiné de recherche, d’analyse et d’éducation publique qui poursuit strictement, comme principe de base, l'objectif de bien-être collectif des générations présentes et futures d’êtres humains sur la planète et de la biosphère.

Le scientifique citoyen, à travers ses capacités particulières de recherche et d’analyse, doit participer à la protection de la société contre des modes de développement qui placent l'intérêt de l'État ou l’intérêt corporatif au-dessus du bénéfice collectif. Le scientifique citoyen est donc un contre-expert par excellence. »

La règle des 5 "C"

1

Constater

Tous les navigateurs autour du globe constatent les conséquences des activités humaines sur les océans. Qu'il s'agisse des déchets qui s'accumulent sur un 7ème continent, des migrations du plancton en réponse à l'élévation des températures ou encore des phénomènes de coloration de la mer liés à la surabondance de phytoplancton ; les observations sont nombreuses. Mais une observation isolée n'est pas exploitable si elle n'est pas reliée à d'autres constatations. Les données doivent donc être collectées dans une multitude d'endroits sur de longues périodes afin d'être scientifiquement exploitables.

2

Collecter :

Les scientifiques manquent de données régulières sur de longues durées. S'il est important de mener des campagnes d'études ponctuelles, il est tout aussi vital d'avoir des mesures régulières afin de mettre en évidence les évolutions des systèmes étudiés.

De nombreux navires de commerces participent à des programmes de mesures, mais leurs routes maritimes suivent des trajets réguliers et identiques. Seule la communauté des plaisanciers permet une collecte de données en tous points du globe. C'est en cela que la science citoyenne et participative s'avère d'un intérêt prépondérant.

5

Citoyen

3

Comprendre :

La participation aux divers protocoles d'études scientifiques est, de plus, un formidable moyen d'apprentissage, de compréhension et d'approfondissement des mécanismes qui président au fonctionnement des écosystèmes marins en particulier et de l'équilibre écologique en général.

Pour les enfants c'est à la fois une pédagogie par l'action et une sensibilisation à la conservation du monde marin.

4

Contribuer :

Enfin en transmettant les données collectées, c'est la satisfaction de collaborer à une œuvre commune pour un bénéfice collectif. Les études réalisées à partir des observations relevées ont pour objet de mieux comprendre les interrelations qui existent au sein des différents écosystèmes afin de prévoir leurs évolutions et mettre en œuvre les moyens de les protéger et de les conserver pour les générations futures.

4

Contribuer :

Comment les Enfants B'Abord participent-ils ?

Il existe plusieurs programmes de sciences participatives pilotés par différents instituts de recherches européens. Nous avons fait le choix d'adhérer à une association qui fait le relais entre les plaisanciers citoyens et les organismes scientifiques à l'origine des protocoles scientifiques. Cette association collecte les données relevées par les plaisanciers puis les met à disposition des différents organismes.

En tant que membre du RIEM (Réseau Sciences Marines Participatives), les Enfants B'Abord sont donc partenaires de plusieurs collectes de données pour le compte aussi bien de l'Ifremer que de l'Université de Plymouth au travers des programmes suivants :

Logo Obsenmer.org

Ce programme d'observation de la faune marine regroupe également un programme d'observation et de relevé des macro-déchets flottants initié par l'Ifremer au niveau national. Devenus programmes européens ils sont dorénavant portés par le Ministère du Développement Durable.

Par le biais d'une application smartphone, les relevés sont enregistrés (position GPS, nature de l'observation, photo, etc) puis transmis une fois de retour à terre au RIEM.

Le programme Secchi est porté par l'Université de Plymouth en Angleterre. Son objectif est de mesurer les conséquences du réchauffement climatique sur le déplacement du plancton qui entraine avec lui le déplacement des espèces qui s'en nourrissent, modifiant ainsi les équilibres des écosystèmes locaux.

Le Secchi Disk est un rond de bois peint que l'on immerge au bout d'un fil étalonné. L'observateur doit alors mesurer la profondeur à laquelle le disque disparait, donnant ainsi une idée de la turbidité de l'eau, laquelle est directement liée à la présence de plancton.

Ici encore c'est une application smartphone qui permet de recueillir les données puis de les tansmettre une fois une connexion internet disponible.

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